Pourrions-nous vivre sans émotion ? L’intelligence émotionnelle répond à nos questions…

Êtes-vous une grande émotive ? Rencontrez-vous parfois des difficultés à exprimer ce que vous ressentez ? Si tel est le cas, cet article a été écrit pour vous.

Aujourd’hui, inspirée par Bernard Flavien, conférencier, comédien et coach en développement personnel, je désire semer chez vous une graine d’intuition dont le vaste sujet trouve sa source dans l’intelligence émotionnelle.

Mais qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle au juste ? Voici la définition que nous propose Wikipédia:

« L’intelligence émotionnelle (IE) est un concept proposé en 1990 par les psychologues Peter Salovey et John Mayer, qui réfère à la capacité de l’homme de reconnaître, comprendre et maîtriser ses propres émotions et à composer avec les émotions des autres personnes. »

En effet, au quotidien, nos émotions interfèrent dans nos relations aux autres. Elles sont un indicateur de l’état de notre santé, de notre corps et des messages qu’il nous adresse.

Alors qu’elles s’offrent à nous comme un cadeau lors de certaines occasions (larmes d’inspiration, joie, étonnement…), elles peuvent souvent venir “envenimer” nos rapports sociaux (colère, jalousie, peur,…).

Que sommes-nous sensés en faire ? Apprendre à vivre avec ? Réussir à nous en libérer ?

Antonio Damasio,  médecin, professeur de neurologie, de neurosciences et de psychologie nous apprend la chose suivante :

“L’émotion et la raison sont une seule et même chose”.

Bien qu’elle soit parfois un élément perturbateur, l’émotion nous pousse à la réflexion. Elle fait partie structurante de notre intellect.

Dans notre monde moderne, nous ne pourrions plus vivre 10 minutes sans émotion. Sans ces messages d’alerte adressés par notre corps, nous traverserions un boulevard sans même avoir la crainte d’être renversé, nous viderions notre compte en banques en moins de 5 minutes ou même sortirions nu en rue.

La prudence est le côté positif de nos émotions. Elle nous permet de ne pas commettre d’erreur pour notre survie.

L’émotion, quoi que nous en pensions, doit toujours être perçue comme un CADEAU !

Reprenons l’exemple de notre boulevard à traverser: au moment même où vous vous engagez à pied, une voiture déboule de nulle part. Grâce à votre peur qui sécrète en vous une dose d’adrénaline, vous reculez rapidement votre corps et évitez de justesse cette voiture. Sans peur, vous seriez mort…

La peur vous permet donc dans certains cas de préserver et d’organiser votre vie. 

En réalité, notre pouvoir de décision va se structurer depuis la petite enfance grâce à nos émotions.

Prenons un autre exemple: lorsque l’on regarde une photo prise quelques jours auparavant, nous ne ressentons pas grand-chose. Si par contre nous posons à nouveau notre regard sur elle 20 ans plus tard, nous prenons conscience de son pouvoir.

Nous pensions avoir oublié ce souvenir, mais en la regardant tout nous revient. Le plaisir que nous avons eu à partager cette journée en famille, la colère que nous ressentions parce que votre petite soeur nous avait à nouveau caché notre jouet préféré, la panique ressentie à l’arrivée dans notre club de vacance lorsqu’on nous a annoncé que nos bagages avaient été perdus en mer…

Telle une bibliothèque, l’émotion vous renvoie à nos souvenirs. L’intelligence émotionnelle n’oublie jamais rien ! 

Partant de ce constat, la question qui se pose alors est de savoir quoi faire de nos émotions négatives pour ne pas les voir ressurgir dans nos vies bien des années plus tard.

Vous l’avez certainement déjà beaucoup entendu dire, dans la vie il faut savoir pardonner. Mais attention, pardonner ne signifie pas oublier.

Comment dans ce cas distinguer l’oubli du pardon ? Pardonner *, c’est enlever la partie TOXIQUE d’un souvenir sans pour autant oublier.

*Il est tout à fait possible de faire ce travail de pardon sans l’approbation et l’accompagnement de la (les) personne(s) impliquée(s) dans ce souvenir négatif.

Pour comprendre cette différence, prenons un nouvel exemple qui illustrera la théorie appelée “marqueurs somatiques”:

Appelons les personnages de notre histoire Sophie, Alexandre et Hélène.

Sophie est petite fille, elle invite Alexandre à venir prendre le goûter. La maman de Sophie, très bonne cuisinière, leur prépare alors une tarte aux framboises succulente. Ravi, et sous le charme de Sophie avec laquelle il joue au docteur dans une cabane construire sur la haie du jardin, Alexandre gardera en lui un souvenir extraordinaire de cette journée => le marqueur positif est la tarte à la framboise. 

Quelques semaines plus tard, notre bel Alexandre, décidément très demandé, est invité à la fête d’anniversaire d’Hélène qu’il ne trouve pas très jolie. Ce jour-là, la grand-mère d’Hélène leur a préparé de la tarte à la rhubarbe. Beurk.. elle est si mauvaise. Alexandre déteste ça => le marqueur négatif est la tarte à la rhubarbe. 

Vingt ans plus tard, alors qu’il est en rendez-vous d’affaires, le serveur se présente à la table du restaurant où sont assis Alexandre et ses associés. Il leur propose la carte des desserts et mentionne les deux spécialités du jour. Alexandre, gourmand, se laisse tenter et interroge le serveur sur la carte du jour. “Aujourd’hui nos tartes à l’honneur sont la tarte à la rhubarbe et la tarte à la framboise”, présente le serveur.

Sans hésiter, Alexandre choisit la tarte… à la framboise 😉 

Grâce aux expériences et émotions passées, nos marqueurs somatiques nous permettent donc de réduire notre champ d’hésitation. La prise de décision et l’émotion sont donc intimement liées. 

Voyons maintenant en quoi le pardon est indispensable à votre bon développement et à votre équilibre émotionnel.

21 jours est de temps dont nous disposons avant de voir passer une émotion de la mémoire courte à la mémoire longue. Au bout de 5 minutes à peine, le trajet d’une émotion est légèrement modifié. Dans un  premier temps, elle progresse donc dans notre mémoire sans y être réellement stockée.

Logée dans le lobe préfrontal, nous pouvons facilement y accéder pour exprimer (avec quelques heures ou quelques jours de recul) à notre interlocuteur la raison de notre mécontentement, la gène qui nous a été causée, notre frustration face à sa réflexion, la peur que nous ressentons,…

Si nous ne nous nettoyons pas de cette émotion endéans les 21 jours, elle sera stockée dans une autre partie de notre mémoire.

Installé dans la mémoire à long terme, il sera très compliqué de s’en défaire ensuite.  Dans ce cas-là il faut parfois 3 fois plus d’énergie pour enlever un marqueur somatique négatif (ex: une enfant qui a pris de mauvaises habitudes à table, un viol non avoué, une femme battue depuis des années…).

Un travail complémentaire sera dans ce cas nécessaire pour se libérer de l’émotion négative qui pèse sur la personne.

Et que se passe-t-il lorsque nous sommes en surcharge cognitive ?

Trop rempli, notre “vase” déborde… Les plombs sautent, nous devenons irritables, négatifs, déprimés… le Burn-Out pointe le bout de son nez.

Vous retiendrez donc que:

  • vos émotions sont un cadeau.
  • elles sont importantes: qu’elles soient positives ou négatives, il est essentiel de les considérer comme telles.
  • elles sont votre garde du corps.
  • pour une vie saine, apprenez dès à présent à ne plus stocker vos ressentis… Cependant, ne réagissez JAMAIS à chaud et prenez toujours un moment de réflexion pour laisser retomber les tensions.

Courage…

Se re-connecter à soi est un travail quotidien. Chaque petit pas est une réussite qui vous conduira vers plus d’amour pour vous, une meilleure compréhension du monde qui vous entoure et une plus grande disponibilité de votre corps pour exprimer son plein potentiel intuitif. 

À vous de jouer…

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